CLÉMENT PHILIPPE

Peintre

Ne en 1987

L’essentiel du travail de Clément Philippe porte sur le degré de chaos d’un système (entropie). Dans la course technologique effrénée que traverse notre époque, quantité de   « déraillements » interviennent; ils dégagent des espaces artistiques fertiles pour cet artiste qui privilégie avant tout des matériaux et médiums en lien avec le sujet traité.Je cherche un écho plastique à des problématiques contemporaines, mais je ne prends pas partie, je suis le plus neutre possible. A la base, mon message n’est pas engagé. Cependant, les tensions actuelles le rendent engagé.Entropie, dispersion, corrosion, empreinte, tâche, compression, fuite, zone, frontière, mise en échec, confinement.Voilà une liste non exhaustive des marqueurs de mon travail plastique s’articulant autour de la notion d’accident et du traitement informationnel qui en est fait. De la pièce mise au rebut pour un défaut de l’ordre du micron à la catastrophe de Tchernobyl, cristallisant de vastes interrogations, je propose une forme plastique traitant des multiples facettes de ces transformations.Globalement ce sont les effets et produits de l’industrialisation qui focalisent mes préoccupations plastiques. Un système industriel quel qu’il soit, implique une canalisation, une maîtrise d’énergies et de matériaux et comme tout système l’infaillibilité n’est jamais possible. C’est donc ces failles systémiques que je choisis d’explorer à différentes échelles ainsi que l’attitude des individus vis à vis du grain de sable qui enraye la machine. Pour cette raison, le concept d’entropie qui mesure le degré de chaos d’un système, est une articulation essentielle dans mon approche plastique des lieux, objets ou histoires que je traite.


Clément PHILIPPE